Pourquoi nous devons faire bloc derrière nos créatrices afro-françaises de contenus digitaux?

C’est un sujet dont je voulais vous parler en 2019. La création de contenus digitaux ainsi que le marketing d’influence explose. De plus en plus de personnes créent leur blog, leur chaîne YouTube, leur compte Instagram ou encore leur compte Snapchat afin de partager ce qui les passionne.

Crédit photo: Blackbeautybag, BestofD, So Gwladys, Afrofeminista, Gaëlle Prudencio
  • LE CONSTAT

Je suis dans la création de contenus digitaux depuis février 2013 et j’observe avec grand plaisir que de plus en plus de jeunes femmes Noires se lancent. Les filles n’ont plus peur de se montrer au grand jour et la beauté Noire y est célébré sous toutes ses formes: cheveux naturels, défrisés, tissés ou avec une perruque. Une production de contenus beauté afro de plus en plus professionnalisée avec une expertise beaucoup plus développé.

Seulement, avec l’afflux de produits capillaires, de soins ou de maquillage qui répondent de plus en plus aux besoins spécifiques des peaux Noires et des cheveux afro, on n’en oublierait que cela est dû aux blogueuses/vloggeuses beauté afro que nous sommes arrivés à ce beau résultat.

Cette passion, qui paraît futile pour certain.e.s, est tout autant politique, culturelle et aussi économique.

Bien que les statistiques ethniques soient interdites en France (ce qui est déplorable à mon avis), nous savons que les femmes Noires consomment principalement des produits capillaires, des produits éclaircissants ainsi que produits de maquillage. Les femmes afro-françaises sont même considérées comme des surconsommatrices d’après l’étude de l’agence Ak-a car ces femmes ont davantage besoin de soins pour leur peau et leurs cheveux à cause de l’environnement climatique.

Et ce public consomme davantage car le pouvoir d’achats des femmes Noires a considérablement augmenté et que ce public est davantage connecté aux réseaux sociaux.

Crédit photo: EnvydeladyD, La Manouchka, Majoïsme, Djulicious
  • L’ÉVOLUTION DE LA SITUATION

Longtemps ignorées par les médias traditionnels (télévisions, radio, films et magazines même féminins), les femmes Noires ont trouvé chez les influenceuses afro-françaises ce qu’elles ne trouvaient dans les médias: de la REPRÉSENTATION.

Ces jeunes femmes s’appelles Fatou, Gaëlle, Gwladys, Manuella, Fanta, Danielle, Aïcha, Julie, Dalhia, Doris, Mina, Chaiyna et cie. Elles se sont lancés avec brio dans la création de contenus.

Concernant Fatou, Gwladys, Danielle, Manuella, Aïcha, Julie, Doris et Gaëlle, elles sont présentes sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années. Leur influence a touché différentes sphères: beauté, mode, lifestyle, féminisme, body-positive etc…

Concernant Fatou, elle est la première blogueuse afro-française à être devenue l’ambassadrice d’un des plus grands groupes de beauté au monde, Gaëlle a lancé avec brio sa propre marque de vêtements dont le nom est Ibilola. Que dire de Julie, qui a lancé sa merveilleuse marque Djulicious Cosmetics, il y a plusieurs années de cela et dont je vous en avais parlé sur cet article. Gwladys entame une reconversion professionnelle dont elle vous explique tout ici et montre qu’on peut être au top de sa beauté et de son style avec ses courbes.

Celle dont je dévore les articles depuis plusieurs mois s’appelle Fanta (de son vrai nom) et tire à balles réelles. Comme une expression populaire le dit si bien, elle ne donne pas le lait. J’ai particulièrement aimé cet article qui amène à la réflexion.

Danielle de Best Of D me donne envie de faire des enfants chaque fois qu’elle parle de parentalité. Elle m’a ouvert l’esprit sur beaucoup de choses concernant l’éducation de jeunes enfants et m’a donné envie de me remettre à la cuisine.

J’ai connu Manuella via son blog en 2008 et par la suite je me suis inscrite  à son réseau ning UpgradeMe et son beau bébé a bien grandit. Elle nous amène à réfléchir en douceur, son réseau est son image: reposant, agréable et inspirant.

J’ai découvert Aïcha de Afrofeminista en 2018. Un blog qui nous parle de féministe et de problématiques liées au genre en Afrique, mais aussi au sein de la diaspora afro-descendante en Europe. Elle a fait partie de celles qui m’ont ouvert les yeux sur ces problèmes qui gangrènent notre communauté.

Je pense aussi à Curlidole qui a aidé beaucoup de filles à apprécier leurs cheveux devenus naturels grâce à son dynamisme mais aussi son expertise. Elle a quitté les réseaux sociaux pour créer sa belle marque Elfy Naturals

Dalhia et sa bonne humeur. Dalhia est très proche de ses abonnées et est une jeune femme adorable. Ses vidéos sont agréables à regarder et il est plaisant de la voir évoluer. Par ailleurs, elle a participé à la dernière campagne de la marque de cosmétiques canadienne M.A.C Cosmetics en septembre 2018.

En seulement une décennie, nous avons plus de produits de beauté qui nous correspondent. On constate aussi que les marques sont un peu moins frileuses à faire appel à des modèles afro-descendants ou des créatrices afro-françaises de contenus digitaux pour leurs campagnes de pub digitales.

Qu’on se le dise la représentation compte. Quand je vois ma jeune nièce voir de plus en plus de personnes ayant ses cheveux ou sa carnation de peau sur Internet ou sur des affiches de pub ou à la télévision, je me dis qu’elle aura moins de complexes que moi au même âge.

Tout n’est pas réglé: il ne faut pas être naïf. Mais nous pouvons être heureux que des femmes Noires vivant en France aient pu participer à leur manière à ce changement.

  • QUE FAIRE POUR LA SUITE À VENIR?

Continuer de les soutenir, les montrer qu’on apprécie leur travail, les féliciter quand leur travail paye. Ne pas hésiter à utiliser leurs liens d’affiliations ou leur code promotionnel ou les produits qu’elles vendent. Non seulement cela ne nous coûte aucun centime, cela les rémunère en partie mais surtout cela permettra aux marques de faire appel à davantage de créatrices de contenus afro.

En effet, ces indicateurs permettent (en partie) aux marques de savoir si un segment de marché visé répond à l’offre qu’elle propose. Cela créera un cercle vertueux comme on aime tant l’aduler pour les créatrices afro de contenus digitaux chez les anglo-saxons.

Vous l’avez compris: on ne peut pas se plaindre d’être aussi peu visibles au niveau de l’influence et ne pas soutenir leurs initiatives ou quand elles sont en haut de l’affiche. On ne peut pas continuer à aduler les créatrices anglo-saxonnes de beauté, mode ou lifestyle afro et mépriser ce que font les créatrices afro-françaises de contenus digitaux.

Cela nous enlèvera strictement rien: bien au contraire,  le positif attire le positif et par la suite, cela donnera un poids bien plus conséquent à notre travail.

Je terminerai cet article en vous disant que seul, on va vite MAIS ensemble, on va plus loin!

À très vite, j’espère…


2 réponses sur “Pourquoi nous devons faire bloc derrière nos créatrices afro-françaises de contenus digitaux?”

  1. Article très bien écrit et véridique. J’aime beaucoup le blog de Aïcha, le compte instagram de Fatou, les conseils que Curlidole donnait et je vais découvrir les autres grâce à ton article 😊#blackwomensupportblackwomen, il faut soutenir nos soeurs !

    1. Merci beaucoup.Oui, il est temps d’être dans la sonorité et d’arrêter de croire que le succès de l’autre doit me pincer le coeur. Il faut faire une révolution mentale car on risque de le payer très cher.

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